PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI (Jn 3, 16-21)
Reçu
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » Ces mots sont au cœur de l’Évangile. Le sujet est Dieu le Père, source de tout mystère créateur et rédempteur. Les verbes « aimer » et « donner » désignent un acte décisif et définitif qui exprime la radicalité avec laquelle Dieu s’est approché de l’humanité par amour, jusqu’au don total de soi, franchissant le seuil de notre solitude ultime, descendant dans l’abîme de notre abandon absolu, passant par-delà la porte de la mort. L’objet et le bénéficiaire de l’amour divin est le monde, c’est-à-dire l’humanité. Ces mots effacent toute idée d’un Dieu distant, étranger au cheminement humain, et révèlent au contraire son vrai visage : il nous a donné son Fils par amour, pour être le Dieu proche, pour nous faire sentir sa présence, pour venir à nous et nous attirer dans son amour, afin que toute vie soit animée par cet amour divin. Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie. Dieu ne domine pas, mais son amour est infini. Il ne manifeste pas sa toute-puissance par le châtiment, mais par la miséricorde et le pardon. Comprendre cela, c'est pénétrer le mystère du salut : Jésus est venu sauver, non condamner ; par le sacrifice de la Croix, il révèle le visage aimant de Dieu. (Pape Benoît XVI, Homélie, 4 novembre 2010)